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"La distinction entre monde réel et monde fictif est parfaitement artificielle, je ne sais pas ce qu’est le monde « brut », même le monde des faits est interprété, l’objet d’une interprétation, est travaillé par de l’imaginaire, on n’a pas le choix entre monde fictif et monde imaginaire, mais entre différents mondes fictionnels. Lequel on choisit, comment ça se brise, ça se réajuste et se remodèle, voilà ce qui m’intéresse."
Agacement d’Oriane (Bic noir rageur) : que de confusions en si peu de mots, les écrivains devraient apprendre à se taire. A partir d’analyses vraies c’est un exemple parfait de conclusions fausses. Il faudrait que j’explique, pas le temps, je vais résumer. Le monde existe sans nous et en dehors de nous mais nous ne le vivons qu’en l’interprétant. Nous avons donc multitudes de choix de comportement littéraires dont celui qui se veut le modèle dominant : la littérature rend compte du réel. Dans ce compte-rendu, le curseur de l’interprétation peut se placer à différentes distances. Pour ma part je préfère que la littérature ignore le réel et ne fonctionne que sur le fictionnel le plus pur possible. Il faudra bien que j’arrive à le prouver.
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